Ça fait quelques années que je défends l'idée que la société française comporte un nombre conséquent de personnes fortement réticentes, voire réfractaires à l'usage de l'ordinateur et d'internet. Les évolutions rapides des technologies et l'arrivée massive à l'âge adulte d'une génération de jeunes nés ayant grandi avec le numérique depuis leur plus jeune âge (les fameux « digital natives »), ne changent rien au problème. Bien au contraire, cette accélération de l'émergence de nouveaux services et usages de communication, renvoyant le mail à l'état d'outil préhistorique, ne fait qu'accentuer davantage les lignes de faille.

Jocelyne Trémenbert, du Laboratoire M@rsouin, vient de publier les résultats dune enquête régionale sur « Les non-usagers d'internet en Bretagne» [Voir Qui refuse les TIC en Bretagne et pourquoi ? Comprendre grâce aux statistiques le non usage d’Internet (février 2009)].
Cette étude apporte des éléments statistiques récents qui montrent qu'entre 2006 et 2008, la situation a peu changé du côté des non-usages. Elle apporte surtout une connaissance plus fine et propose une typologie des publics non-usagers d'internet.
Il y a
quelques jours, c'était mon anniversaire. Pas de quoi en faire un billet, le
temps qui passe me rend mélancolique.
