(Ce texte a été publié, dans une version légèrement raccourcie, dans le magazine ARCHIMAG N° 250 Décembre 2011-Janvier 2012)
Une notion polysémique
Dans un article précédent, nous avons développé les enjeux et les bonnes pratiques de la « médiation numérique » dans l'univers des institutions culturelles, bibliothèques et musées.
Ce terme de médiation numérique est utilisé aujourd'hui dans le domaine de l'aménagement numérique du territoire et de l'accompagnement des usages, dans un sens assez différent, mais complémentaire. Dans cet univers professionnel, la médiation numérique consiste à accompagner des publics variés vers l'autonomie dans les usages quotidiens des technologies, services et médias numériques.
Au delà des ateliers d'initiation aux outils, il s'agit aussi de mettre en oeuvre des projets permettant aux participants de s'approprier des usages en situation : réalisation d'un site sur la mémoire et le patrimoine local, tournoi de jeux vidéos en doublette parent-enfant, rencontre-débat sur les libertés et responsabilités individuelles dans l'usage des réseaux sociaux ...
Ce qui est au coeur de la médiation, ce qui en est l'enjeu et l'objet principal, c'est la relation tendue et parfois conflictuelle que l'humain entretient avec les technologies numériques.
« Médiation culturelle via le numérique » versus« médiation homme/technologies numériques » ? Nous voici en présence de facettes différentes de la médiation numérique. Ces facettes sont pourtant davantage complémentaires qu'opposées, et l'univers des bibliothèques se trouve au carrefour de ces approches qui diffèrent dans la méthode.









Article publié à l'occasion des 