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Publications & Médias

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jeudi 15 juin 2006

Vous avez dit "fracture numérique" ?

Voici une sélection d'articles que j'ai publié sur les thèmes du fossé et de l'inclusion numérique sur le site de CRéATIF :

vendredi 15 avril 2005

Accès public à Internet : accès mutualisé à l’information ou lieux d’éducation au médias ?

Article co-écrit avec Franck Briand et paru en Mars 2005 dans la revue Territoires de l’ADELS

Territoires- Revue de l'ADELS

« Avant j’étais contre les ordinateurs, parce que je pensais que cela enlevait du travail aux hommes. Maintenant, j’en ai un à la maison. Peut-être je pourrai apprendre à quelqu’un à s’en servir et pour l’encourager, je lui dirai que moi, je n’avais jamais touché à un ordinateur avant. » Un participant d’un atelier informatique organisé par ATD Quart Monde.

Cela va faire dix ans que les premiers lieux d’accès publics à internet ont vu le jour. En 1995, la Bibliothèque municipale de Lyon fut une des premières à ouvrir un tel accès. D’autres lieux ont depuis emboîté le pas (cybercafés, salles de jeux en réseau, clubs micro-informatique et centres de culture scientifique, équipements culturels ou socio-culturels, associations et maisons de quartier ...) avec plus ou moins de succès et de longévité.

Grâce à l’aide des collectivités territoriales, à la mobilisation des associations, des lieux d’accès publics à internet se sont multipliés en France. Parfois des politiques concertées ont encouragé à un large quadrillage du territoire local. Faute de recensement précis, les estimations oscillent dans une fourchette de 3 à 6.000 lieux dans l’ensemble du pays.

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mardi 15 mars 2005

L’Archimestre et les Urbanautes : vers des villes numériques plus conviviales

La première mouture de cet article a été écrite en novembre 2001, pour un numéro spécial de la défunte revue "Transfert" qui n’est jamais sorti. Après relecture et quelques petites retouches de vocabulaire, il a été publié sur le site de CRéATIF en mars 2005.

La pensée analogique est le premier moyen dont chacun de nous dispose pour se représenter et penser le monde dans lequel il vit. Cette pensée imagée fait usage de métaphores et autres paraboles, plutôt que de démonstrations rigoureuses et d’explications détaillées. Dans l’histoire récente des techniques, chaque développement d’un nouveau système technologique a apporté son lot d’expressions où l’imaginaire est au premier plan (la fée électricité, le cheval-vapeur, ...)

La « ville numérique » : une métaphore au service d’un projet de société

Plus récemment, les ingénieurs et ergonomes de systèmes informatiques ont eu l’idée de s’appuyer sur cette pensée analogique pour concevoir des machines plus conviviales. La métaphore du bureau utilisée dans les interfaces utilisateur de nos ordinateurs personnels, a constitué un modèle de représentation de l’information structurant pour le développement de l’usage de l’informatique auprès du grand public. Mais le choix d’une parabole langagière n’est pas neutre et peut conduire à l’inverse de l’effet recherché. De nombreuses personnes peinent à trouver des informations satisfaisantes par le biais d’Internet, parce qu’elles en ont une représentation erronée, en particulier l’image couramment répandue de "la plus grande bibliothèque du monde".

Sur quel(s) concept(s) s’appuyer pour penser la Société de l’Information ? Le concept de "Ville numérique" serait-il capable d’un tel effet structurant sur la compréhension des enjeux de la Société de l’Information ? Développer des sites web locaux, n’est-il pas un moyen de lutter contre le fossé numérique en proposant sur le Net de l’information et des services de proximité, davantage adaptés aux besoins et usages quotidiens du grand public ?

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mardi 15 février 2005

Rendre les TIC plus accessibles

Une interview donnée en février 2005 pour le site Télémaque Région Centre


Comment toucher les publics les plus éloignés des nouvelles technologies ? La question est au centre d’un guide pratique publié par l’association CRéATIF (Collectif des réseaux d’accès aux technologies de l’information en France). Cet ouvrage collectif évite l’écueil du livre de recettes pour valoriser au contraire des expériences innovantes et reproductibles.

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samedi 21 décembre 2002

Animateur multimédia : un mouton à 5 pattes ?

Logo I4CArticle publié à l'occasion des Rencontres I4C à Brest en décembre 2002 . Mots-clé : Référentiel de compétences de l’animateur multimédia. Eléments de réflexion sur les questions de qualification, profils de postes et évolution professionnelle.

Animateur multimédia, médiateur nouvelles technologies, initiateur ou agent facilitateur NTIC, cyberanimateur ... les épithètes ne manquent pas pour tenter de définir ce qui n’est pas encore un métier spécifique, mais plutôt des emplois nouvellement apparus avec le développement de lieux destinés à initier le grand public à Internet et aux technologies de l’information.


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lundi 20 mai 2002

Cultivons la Ville

Contribution proposée dans le cadre de l'animation par l'ARSEC de la thématique Culture du Contrat de Ville de la Ville de Lyon (Mai 2002), alors que j'étais responsable du Centre de Ressources - Espace Culture Multimédia de la MJC Monplaisir à Lyon.


Des lieux de Ville devenus innommables

Juste une réflexion en guise d’entrée en matière. Un retour sur les mots qui se dérobent.

Quel est donc ce « mal de Ville » que l’on n’ose nommer ? Autrefois, il y a quelques années, « la zone » s ‘appelait banlieue, ZUP, ZAC, ZEP, zone de transit, zone franche, zone de périphérie urbaine ou centre urbain paupérisé … zones de non-droit et zones interdites.

Avez-vous remarqué comme aujourd’hui petit à petit dans le discours quotidien, les quartiers défavorisés, difficiles, sensibles, … perdent leurs épithètes. On parle des « jeunes de quartiers » ; tout court. Ces territoires urbains semblent devenus inqualifiables, innommables dans les deux sens du terme. En devenant des lieux communs, ces îlots de misère, occupent tout le terrain, puisque « la Politique de la Ville » leur est tout entière consacrée.

Pour les thérapeutes, nommer le mal, c’est le guérir à moitié. Alors n’ayons pas peur des mots.

Oserons-nous parler de quartiers pauvres ? De populations en voie d’accession à la nationalité française ? Le développement équitable serait-il une denrée réservée à l’exportation ?

Culture dans les quartiers ou Culture(s) des quartiers

Monter des projets culturels dans les quartiers relevant de la politique de la Ville. Oui, mais comment ? Cette question trouve des éléments de réponse dans une interrogation préalable sur le Pourquoi : quelle(s) finalité(s) pour de telles actions ?

  • S’agit-il au nom d’un principe démocratique de « permettre l’accès de tous à la Culture », ou bien veut-on permettre à chacun d’exercer les pratiques culturelles de son choix avec « égalité de moyens pour tous » ?

  • Souhaite-on, au nom d’une vision héritée de Malraux, guérir et éclairer les populations incultes par simple contact avec un Art rédempteur, ou bien propose-t-on une action de médiation culturelle visant à faire découvrir les démarches artistiques contemporaines ?

  • Allons-nous encourager un travail sur la mémoire vivante des quartiers auprès des adultes et parents dont la place centrale a été médiatiquement confisquée par les jeunes, ou bien choisissons-nous délibérément de miser sur les formes de « culture urbaine émergente » au risque d’enfermer les jeunes de ces quartiers dans une image d’eux-mêmes qui ne leur appartient pas vraiment ?

Comment intervenir ? La question devient très vite : Qui intervient et en invoquant quelles formules magiques ? (Entendez par là, au nom de quels principes d’action)

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