Si les arbres n'avaient pas de racines,

Le vent qui souffle dans leurs feuilles

Ferait valser ormes et platanes,

Leur ferait même danser la sardane.


S
i les arbres n'avaient pas de racines,

Plus besoin d'abattre les chênes

Pour en faire des caravelles :

On voguerait à califourchon

Sur la grande branche d'artimon.


S
i les arbres imitaient les perdreaux,

Il suffirait d'une volée de bois vert

Pour rejoindre les pays chauds.

Ils nous reviendraient au printemps,

Pour faire la pluie et le beau temps,

Celui des cerises, évidemment.


M
ais, si les arbres volaient dans les airs,

Où se poseraient les oiseaux ?

Que les oiseaux soient courants d'air ...

Où se poserait la question ?


PC - 1987