2010, internet pour tous ?
Par Philippe le dimanche 15 avril 2007, 13:01 - Editos - Lien permanent
Je viens de
passer une partie du week-end a rédiger un article politique de fond, afin de
passer au crible "15 mesures pour réduire la fracture numérique" proposées par
"Renaissance numérique", un think tank rassemblant
dirigeants d’entreprises du monde du net et universitaires.
Le résultat de ces cogitations qui mûrissent depuis quelques semaines se
trouve sur le site de CRéATIF :
« 2010, Internet pour tous », lecture critique des
propositions de "Renaissance numérique
Pour lire seulement l'intro de l'article ...
Dans son livre Blanc intitulé « 2010, Internet pour tous », Renaissance numérique, un think tank rassemblant dirigeants d’entreprises du monde du net et universitaires, propose 15 mesures pour réduire la fracture numérique. Cette liste de mesures émanent d’un rapport de près de 100 pages, très complet et fort bien documenté, qui s’efforce de justifier, d’étayer et de chiffrer le coût de ces mesures et leur impact potentiel sur le nombre de foyers connectés. Objectif annoncé : 80 % des foyers connectés à internet en 2010.
Il faut noter que ces mesures ont eu un impact assez important sur les politiques, qui se sont jetés dessus avidement, en les reprenant assez largement à leur compte.
- Neuf de ces mesures ont été reprises dans la centaine de propositions du rapport de Michel Rocard remis début avril à Ségolène Royal, et intitulé « République 2.0 ».
http://www.desirsdavenir.org/commun/pdf/RapportRocard.pdf
- Une partie de l’équipe de « Renaissance Numérique » a été reçue sur la web TV de campagne de Nicolas Sarkozy dans un magazine « Focus sur l’Internet pour tous » animé par Renaud Dutreil le 01-04-2007
En tant qu’acteur des politiques de lutte contre l’exclusion numérique depuis 10 ans, j’en ai plus qu’assez de servir une fois de plus d’alibi. J’ai vraiment l’impression d’être pris en otage par les marchands de technologies et les vendeurs d’e-business, qui cherchent à financer des programmes d’innovation et d’investissement, dont le secteur de l’accès public ne recueillera même pas les miettes, puisque la question de l’accompagnement des publics éloignés, de son coût et de son financement n’est encore une fois pas posée.
[Ceux qui s’intéressent à cet aspect des choses, trouveront quelques données de cadrage pour une politique alternative en matière d’accès mutualisé aux TIC dans un article publié en septembre 2006,qui reste d’actualité : e-inclusion 2010 en France : quels moyens pour quellepolitique ? ]
