Ainsi parle Kentaro Toyama (blog), professeur à l’école d’information de Berkeley, ancien informaticien pour Microsoft Research en Inde et membre de l’ONG ICT4D (Information and Communication Technologies for Development), dans le dernier numéro de la Boston Review consacré à la question : “La technologie peut-elle éliminer la pauvreté ?”

One Mouse per Child

"One Mouse per Child" ou A chacun sa souris ...
image tirée d'une présentation de Kentaro Toyama lors de TEDx à Tokyo - mai 2010

C'est Hubert Guillaud qui nous fait découvrir ce témoignage dans un article très complet d'InternetActu du 19/11/2010. En voici un court extrait, j'espère qu'il vous donnera envie d'aller lire la suite :

“Si je devais résumer tout ce que j’ai appris via l’ICT4D, il serait le suivant : la technologie – peu importe sa conception, même si elle est brillante – magnifie les intentions et les capacités de l’homme. Elle n’est pas un substitut. Si vous avez une base de gens compétents et bien intentionnés, alors la technologie appropriée peut amplifier leur capacité et déboucher sur des réalisations étonnantes.” Dans les autres cas, la technologie ne sait pas renverser une situation difficile. L’arrivée d’internet dans les villages ne suffit pas à les transformer. “La technologie est une loupe parce que son impact est multiplicatif, mais en ce qui concerne le changement social, il ne s’additionne pas. Dans le monde développé, il y a une tendance à voir l’internet et d’autres technologies comme nécessairement additives, parce que les contributeurs y ajoutent une valeur positive. Mais leurs apports bénéfiques sont subordonnés à une capacité d’absorption des utilisateurs qui est souvent absente du monde en développement. La technologie a des effets positifs que dans la mesure où les gens sont prêts et capables de l’utiliser de manière positive. Le défi du développement international, c’est que, quel que soit le potentiel des communautés pauvres, la capacité à être bien intentionné est une denrée rare et la technologie ne peut pas rattraper ce déficit.”