Savoir en actes

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Tag - citoyen

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lundi 16 juillet 2012

La carte de l'Archipel de la Médiation numérique

Que serait un carnet de voyage, sans quelques croquis et une carte des itinéraires parcourus ?

CarteMedNum

La carte de "l'Archipel de la Médiation numérique" qui figure dans les Carnets de la Médiation numérique, ressemble à une gageure, un défi invraisemblable : tente de proposer une feuille de route pour les professionnels des Espaces publics numériques et lieux d'accès publics à internet, et de façon plus large pour les acteurs de l'accompagnement des usages du numérique dans les territoires.

Le contenu rassemblé après les 3 jours d'Assises de la Médiation numérique à Ajaccio en septembre 2011 était riche, mais aussi très hétérogène et incomplet. Le choix d'une méthode d'animation s'appuyant sur les outils du design de services, a permis aux participants de se projeter dans l'avenir en réinterrogeant leur posture professionnelle en plaçant l'usager au centre des dispositifs d'actions. Cela était nécessaire pour opérer le changement de paradigme permettant de passer de l'animation multimédia à la médiation numérique.

Mais la matière recueillie était insuffisante pour parvenir à rédiger un "Livre blanc", document de référence traçant le chemin à suivre (stratégie et plan d'actions) pour les années à venir ...

[NOUVEAU : la carte vous plaît ? Vous souhaitez l'imprimer sous forme d'affiche ? Elle est disponible en haute définition en visualisation, impression et téléchargement au format pdf (91 Mo) sur Issuu]

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mardi 2 février 2010

Passée cette date, votre nationalité sera périmée ...

Marianne Identité Nationalité Exiguité République Française

Si vous avez raté le premier épisode : Vous êtes français, prouvez-le !

La saga continue !

J'étais hier au Tribunal de Grande Instance de Lyon, après avoir recueilli les différents documents qui semblaient nécessaires dans ma situation pour obtenir le certificat de nationalité française. Je me suis basé sur les documents qui ont permis à ma soeur d'obtenir le dit certificat il y a quelques années.

Une fois sur place, je déchante les extraits d'actes de naissance dont je dispose pour mes grands parents maternels ne suffisent pas. Le greffe du tribunal me demande des copies intégrales d'actes de naissance, et ajoute pour faire bonne mesure, celui de mon arrière grand-père maternel. Heureusement, j'ai un oncle amateur de généalogie qui a effectué un travail précieux qui me permet de connaître les dates et lieux, afin de savoir à quelle mairie demander ces documents dont les originaux datent de plus d'un siècle !

Brice Hortefeux nous enfume

Depuis les articles parus dans la presse, par deux fois des députés de l'opposition, M. Serge Blisko (Groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche), puis M. Patrick Braouezec (Gauche démocrate et républicaine), ont interpellé le Ministre de l'Intérieur lors des traditionnelles questions au Gouvernement à l'Assemblée Nationale.
Des questions plus anciennes ont aussi été faites au Sénat :

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lundi 18 janvier 2010

Vous êtes français ? Prouvez-le !

Ligue des Droits de l'Homme

Appel
A l’initiative de la LDH et de Daniel Karlin, documentariste, un appel a été lancé, signé par de nombreuses personnalités et publié dans Libération pour dénoncer les difficultés qu’ont certains citoyens à renouveler leurs papiers d’identité.

Signez la pétition sur le site de la Ligue des Droits de l'Homme

Rendez-nous notre nationalité

Signez la Pétition à l'initiative de François Rebsamen (Sénateur-Maire de Dijon)

"Le décret n°2005-1726 du 30 décembre 2005 relatif aux passeports impose aux citoyens français, nés à l’étranger ou de parents étrangers, de faire « la preuve » de leur nationalité française (acte de naissance, livret de famille comportant les mentions de naturalisation ou certificat de nationalité française) lors du renouvellement de leurs papiers d’identité, sous le prétexte que l’administration française aurait pu faire une erreur lors d’une précédente délivrance.
Ce décret instaure une nouvelle source de discrimination : la présomption d’usurpation de nationalité. (...)

Pour exiger  la publication de ce texte  qui inverse « la charge de la preuve » et impose le respect du droit français à l’administration,   je vous invite à signer cette pétition."

Cela fait la troisième fois en 6 ans qu'on me demande de prouver ma nationalité française

Je viens d'effectuer une demande de renouvellement de passeport aux services d'Etat-Civil de la Mairie de ma commune (Rhône). Je suis né en France, d'une mère française née en 1930 au Soudan Français (parents français colons pour l'administration française), et d'un père péruvien, naturalisé français lorsque j'avais 18 ans.

Cela fait la troisième fois en 6 ans qu'on me demande de prouver ma nationalité française pour obtenir d'abord un passeport, puis une carte d'identité informatisée, et aujourd'hui pour le renouvellement du passeport.

La première fois j'étais déjà en possession d'un passeport français, mais on m'a expliqué qu'il y avait pas mal de faux-papiers qui circulaient, et que les procédures étaient devenues plus strictes pour les renouvellements.

La seconde fois, à quelques mois d'intervalle et dans la même mairie, malgré mon passeport tout neuf pour lequel je venais de prouver que j'étais français, on m'a redemandé de fournir la preuve de ma nationalité, sous prétexte que c'était pour une carte d'identité informatisée, encore plus sécurisée, que ce n'était pas pareil qu'un passeport ... mais que « rassurez vous bien sûr ce sera la dernière fois ».

Considéré a priori comme un fraudeur et condamné à fournir la preuve que je ne le suis pas !

Pour cette 3ème fois, la semaine dernière, échaudé par mes expériences je me suis présenté à la mairie avec toutes les pièces exigées les fois précédentes pour prouver ma nationalité (actes de naissance et de mariage de mes parents, certificat de naturalisation de mon père, ...), le dossier transmis par la Mairie à la Préfecture avec les pièces qui jusque là avaient suffit a été refusé, la Préfecture demandant un Certificat de nationalité française, délivré par le Tribunal d'Instance.

Ici, il ne s'agit plus de 3 semaines de délais pour obtenir un passeport, mais de plusieurs mois d'attente pour obtenir ce certificat, sur la base de présentation d'un dossier de demande pour lequel il est impossible de savoir à distance quelles sont les pièces demandées (pas d'infos sur internet, ils ne répondent pas au téléphone, d'après les services de la mairie, il faut se rendre plusieurs fois sur place afin d'obtenir ce sésame). Je passe sur le fait qu'il faut des documents originaux quelquefois compliqués à obtenir …

Bilan (provisoire) de tout cela :

  • Je suis sorti du bureau de l'Etat-civil honteux d'être français. Si je pouvais demander une autre nationalité, je crois que je l'aurais fait tout de suite. Mais c'est impossible et si je continue les démarches, c'est par devoir de mémoire pour mes parents et grands-parents, qui étaient fiers d'être français et qui se sont battus pour cela.
  • La nationalité n'est pas comme un pot de yaourt, elle n'a pas de date de péremption. Il est absurde de me demander tous les 5 ans de prouver que je suis français. Ces mesures administratives sont discriminatoires et instaurent de fait une nationalité à deux vitesses, ceux qui sont nés en France de parents nés en France, (appelons-les les Gaulois) … et les autres !

  • Grâce à quelques articles parus dans Libération, il semble que les choses bougent au niveau national. Daniel Karlin appelle avec la Ligue des Droits de l'Homme à une mobilisation sur cette question. J'ai évidemment signé cette pétition, et je vous invite à faire pareil, que vous soyez directement concernés ou non.
Pour aller plus loin : Le problème n'est pas nouveau comme l'atteste ces articles plus anciens :

mercredi 25 février 2009

Appel au Black-out du Net en France en "Riposte" au projet de Loi "internet et Création" (ou HADOPI)

Je souscris à l'inquiétude de Michel Briand exprimée dans son article : Les accès publics wi-fi sous contrôle d’une liste blanche ? et j'invite les lieux d'accès publics à internet à se mobiliser sur cette question d'actualité.

J'ai publié à mon tour sur le site de CRéATIF un article sur cette question : "L'accès à internet n'est pas une liberté fondamentale" ( C’est le député Franck Riester, rapporteur du projet de loi « Création et Internet » qui l’a dit).

La Quadrature du Net, une initiative de Philippe Aigrain et Jérémie Zimmermann, appelle aujourd’hui les auteurs, éditeurs, webmestres de sites web français à procéder à un black-out volontaire de leurs sites jusqu’à l’examen de la loi par l’assemblée nationale en mars.

Cette action menée en Nouvelle-Zélande vient d’aboutir au recul du gouvernement qui souhaitait imposer un principe de "riposte graduée", comme le projet de loi en France .

Voilà pourquoi le fond du web est noir en ce moment ...



lundi 27 novembre 2006

Administration électronique assistée par l'humain ou services de proximité aidés par le numérique ?

[Article  à paraître début 2007 dans un dossier "administration électronique" de la revue Terminal ]

administration électronique

Les politiques publiques en matière de Société de l'information ont produit beaucoup de discours et quelques actions, conduites souvent avec assez peu de moyens. Parmi celles-ci, des programmes de développement de l'administration électronique, pensés essentiellement dans une logique descendante du central vers le local et des actions d'alphabétisation numérique du grand public. Comment s'articulent aujourd'hui ces deux aspects des stratégies de développement des TIC sur les territoires ? Les lieux d'accès publics à internet peuvent-ils être des espaces d'accueil de proximité pour accompagner l'usage des téléservices et téléprocédures, grâce à leur expérience de médiation auprès de publics variés ?

Pour répondre à ces questions, il convient avant tout d'examiner les besoins des usagers et de s'interroger sur ce que l'on attend d'une administration moderne. L’enjeu ne serait-il pas de développer, plutôt qu'une « administration électronique pour tous »,un accès adapté à l’information et aux services pour chacun, selon ses besoins, en utilisant les outils numériques comme levier d'un développement auquel les agents de l'administration participent et s'impliquent ?

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dimanche 19 novembre 2006

Sur le « métier », tu renoueras les fils de ton histoire et tisseras de nouveaux liens

métier à tisser dogonJe retiens de l'animation durant un peu plus d'un an avec Pascale Puechavy de l'atelier "métier & citoyenneté" organisé par les Ateliers de la Citoyenneté, le plaisir à chaque fois renouvelé de retrouver des personnes avec qui, bien que n'étant ni amis, ni collègues de travail, ni familiers, j'ai pris l'habitude de partager petit à petit une intimité, de par le simple fait de se raconter les uns aux autres.

L'exercice auquel nous nous sommes livrés ensemble [chacun à tour de rôle raconte son parcours personnel et professionnel, en cherchant à déceler les passerelles, les connexions permettant de passer de l'un à l'autre, à expliquer les points de rupture et les axes de continuité], requiert la patience et la minutie de celui qui doit déméler un écheveau. Mettre de l'ordre dans son histoire de vie au travail ou avec le travail (c'est à dire parfois sans), c'est aussi réintroduire des épisodes que nous avons appris à masquer dans nos CV.

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lundi 1 mai 2006

Puisque nous ne pouvons pas faire l'économie du Politique, alors imaginons une autre écologie du Politique

Article publié dans la Lettre des Ateliers de la Citoyenneté N°38 - mai 2006

Quelques réflexions suite à l'atelier/débat organisé le 22 avril 2006 par les Ateliers de la Citoyenneté autour de la question "C'est quoi faire de la politique aujourd'hui ? pour une approche citoyenne non partisane du débat électoral »

Chassez le Politique et il revient au galop

Suite à deux ans de participation active et enthousiaste aux Ateliers de la Citoyenneté, j'ai l'impression d'y trouver un espace ouvert à la réflexion et à l'échange, la perspective d'une citoyenneté entreprenante, préoccupée de la vie dans la Cité, mais au-delà des clivages politiques, et des querelles de clocher associatives.

Bref, un lieu où chacun ne représentant que lui-même, parle de ses idées ou questionnements à partir de sa vie, de ses expériences, de ses projets et aspirations.

Et puis voilà que, chassé de ma vie par la porte, le Politique fait irruption par la fenêtre. J'avais feint de l'oublier, comme mis entre parenthèses, pour me concentrer sur la recherche ou le perfectionnement d'autres façons de s'engager dans la vie de la Cité : engagement professionnel, militantisme associatif, choix d'une école alternative, comportement de consommateur éco-citoyen, recherche de ce que pourrait-être une « attitude citoyenne » dans la vie de tous les jours.

Mais l'actualité nationale ou internationale est souvent là pour nous le rappeler, nous ne pouvons pas faire l'économie du Politique. Impossible de vivre dans une bulle et de faire l'impasse sur ce mode d'intervention sur le monde : chassez le Politique ... et il revient au galop !

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dimanche 15 janvier 2006

Identité, nationalité, citoyenneté

Article publié dans la Lettre des Ateliers de la Citoyenneté N°34 - janvier 2006


Je suis né en France d'un père péruvien et d'une mère française, née dans ce qui était le Soudan français (aujourd'hui Mali). Tous les dix ans, à chaque fois que je dois renouveler ma carte nationale d'identité, il me faut prouver ma nationalité française à l'administration, puisque mes deux parents sont nés « à l'étranger ».

Que le Soudan ait été à l'époque un territoire français semble n'avoir aucune importance aux yeux des fonctionnaires de l'Etat civil et que mon père ait choisi par la suite la nationalité française, encore moins.

Si ce renouvellement est à chaque fois source de tension avec l'administration, j'ai au moins la chance d'être né en France. Pour mes frères et soeurs, qui ont eu le mauvais goût de naître au Pérou, c'est un véritable parcours du combattant !

Je n'ose imaginer ce que cela serait si j'avais la peau basanée et un nom à consonance plus exotique...

 

Ce préliminaire autobiographique vous aidera, je l'espère, à mieux comprendre mon attachement à dissocier les questions de citoyenneté, de celles de nationalité ou d'identité. Ce n'est pas notre Carte Nationale d'Identité qui fait de nous des citoyens de plein droit !

 

Pour moi, il existe un lien profond entre les trois valeurs gravées aux frontons de la République et les notions d'identité, de nationalité et de citoyenneté. L'identité trouve sa source dans la Liberté, la nationalité naît dans le creuset de l'Egalité et la citoyenneté se fonde sur le principe de Fraternité. C'est la réflexion encore à l'ébauche que je vais tâcher d'amorcer ici.

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jeudi 15 septembre 2005

Dix scriminations


Scrimination N°1
Tu ne seras pas traité-e à l'égal des autres
car cela donnerait le mauvais exemple
et cela pourrait te monter à la tête.

Scrimination N°2
Tu n'entreras pas dans les boîtes de nuit
car tu manques de tenue correcte exigée.

Scrimination N°3
Tu ne trouveras pas à te loger
à cause de la couleur de ta peau
qui risquerait de tâcher le papier peint.

Scrimination N°4
Tu ne travailleras pas au même salaire que les autres
car ton prénom n'est pas très catholique.

Scrimination N°5
Tu ne seras jamais un vrai français
même si tu en acquières la nationalité.
Naturalisé, tu auras toujours l'air d'un empaillé.

Scrimination N°6
Tu ne regarderas jamais ton professeur,
ton voisin, ton patron, droit dans les yeux
car ce que tu prends pour de l'assurance
s'appelle pour toi de l'arrogance.

Scrimination N°7
Tu n'auras pas le droit de vote
mais le devoir de payer des impôts.

Scrimination N°8
Tu n'auras pas le droit à l'erreur
sous peine d'être renvoyé chez toi,
enfin là-bas, où bon te sembleras,
du moment qu'on ne t'y reprenne pas.

Scrimination N°9
Tu te contenteras de ce que l'on te jettera
même si l'on te jette dehors ou bien en prison.

Scrimination N°10
Chaque jour tu loueras le seigneur de sa bienveillance
il t'a fait opprimé,
il aurait pu te faire déprimé.
Tu peux au moins te révolter.


PC - 2005