A la recherche d'un nouveau triptype à inscrire au frontispice des
portails locaux des territoires numériques ...
Une révolution numérique pour changer de logiciel ?
La campagne pour les élections présidentielles a
donné lieu de la part de chaque candidat, a des propositions en matière de
politique numérique. Un certain nombre de lobbyistes y sont allés de leurs
propositions (Renaissance numérique) ou de leurs questionnaires à destination
des candidats (Le Monde Informatique, Netpolitique, candidats.fr ...)
Nous avons tenté de les répertorier (voir
« Lutte contre l’exclusion numérique : que proposent les 2 candidats à
la présidentielle ? » scénario N°1 : Sarko
Président / scénario N°2 : Ségo
Présidente) et d'analyser certaines propositions (voir 2010, internet pour
tous ?).
L'impression générale qui se dégage de la
lecture de ces programmes à court terme, est qu'à droite comme à gauche en
passant par le centre, les fondamentaux semblent les mêmes sur bien des points
et qu'ils ne permettent pas de distinguer des formes d'action publique bien
distinctes.
A plusieurs reprises dans la campagne, venant de
divers bords se proposant de rénover la vie politique, l'expression « il
faut changer de logiciel » a fait florès. Contaminé par le buzz ambiant
autour du « web 2.0 », le rapport Rocard
se lance ainsi à parler de « République 2.0 », version high tech de
la « VIème République », pour ceux qui trouveraient les chiffres
romains un peu ringards.
Pourtant, pas grand chose dans la centaine de
propositions de ce rapport qui soit capable d'insuffler au lecteur un semblant
d'enthousiasme. Les technomarketeurs nous chantent à tue-tête la
« révolution numérique », pendant que les technocrates fredonnent une
évolution logicielle mineure se contentant de corriger quelques bugs.
Et si nous essayions, plutôt que de
« changer de logiciel », de réinterroger quelques paradigmes
(postulats de départ plus ou moins explicites) qui ont guidé jusqu'ici les
politiques publiques et d'en imaginer d'autres, plus conformes aux enjeux de
demain.