Savoir en actes

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Tag - e-inclusion

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lundi 2 décembre 2013

Rapport du Conseil National du Numérique sur l'inclusion : ça manque d'actions !

Rapport CNNum e-inclusion

Le Conseil National du Numérique (CNNum) vient de rendre public son dernier rapport « Citoyens d'une société numérique. Accès, littératie, médiations, pouvoir d'agir : pour une nouvelle politique d'inclusion ».

La lecture du dossier de presse m'avait tout d'abord laissé sur ma faim, alors que le rapport complet s'avère plus intéressant et donne mieux à voir le travail accompli.

Les commentaires que j'ai pu lire dans les médias et en ligne confirment ma crainte initiale, à savoir le manque de mesures concrètes, qui nuit à l'efficacité du document. Dans la conjoncture et le climat social actuels, l'opinion publique et les décideurs attendent autre chose qu'« un cadre de pensée pour l'action », pour reprendre les mots de Valérie Peugeot, Vice-Présidente du CNNum et maître d'oeuvre opérationnelle de ce rapport.

On a envie de s'exclamer comme à la sortie d'un film de Rohmer : « ça manque d'action » ! :-)

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lundi 16 juillet 2012

La carte de l'Archipel de la Médiation numérique

Que serait un carnet de voyage, sans quelques croquis et une carte des itinéraires parcourus ?

CarteMedNum

La carte de "l'Archipel de la Médiation numérique" qui figure dans les Carnets de la Médiation numérique, ressemble à une gageure, un défi invraisemblable : tente de proposer une feuille de route pour les professionnels des Espaces publics numériques et lieux d'accès publics à internet, et de façon plus large pour les acteurs de l'accompagnement des usages du numérique dans les territoires.

Le contenu rassemblé après les 3 jours d'Assises de la Médiation numérique à Ajaccio en septembre 2011 était riche, mais aussi très hétérogène et incomplet. Le choix d'une méthode d'animation s'appuyant sur les outils du design de services, a permis aux participants de se projeter dans l'avenir en réinterrogeant leur posture professionnelle en plaçant l'usager au centre des dispositifs d'actions. Cela était nécessaire pour opérer le changement de paradigme permettant de passer de l'animation multimédia à la médiation numérique.

Mais la matière recueillie était insuffisante pour parvenir à rédiger un "Livre blanc", document de référence traçant le chemin à suivre (stratégie et plan d'actions) pour les années à venir ...

[NOUVEAU : la carte vous plaît ? Vous souhaitez l'imprimer sous forme d'affiche ? Elle est disponible en haute définition en visualisation, impression et téléchargement au format pdf (91 Mo) sur Issuu]

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samedi 16 juin 2012

Quelles politiques publiques pour résorber les inégalités numériques ?

Article publié dans les Cahiers du Développement Social Urbain N°55 (1er semestre 2012)

Depuis 15 ans les initiatives se multiplient pour développer l’accès au numérique, que ce soit de la part de l’Union européenne, de l’État ou des collectivités locales. Cependant, le bilan est plutôt contrasté et beaucoup reste à faire pour développer l’accompagnement aux usages qui est un levier majeur de la lutte contre les inégalités numériques

"Avec le recul, on peut avancer que la lutte contre la fracture numérique a servi de cheval de Troie aux lobbies des industriels et opérateurs : réduire les inégalités numériques a visé surtout la compétitivité des territoires et beaucoup moins la résorption des disparités de compétences et d'usages entre les citoyens ..."

[REM : L'article se termine par deux propositions concrètes, ce qui pourra paraître pas très ambitieux :-) J'ai par le passé été plus inspiré ! Mais par temps de crise et devant l'absence de portage politique, il me semble plus réaliste et pertinent de proposer aux professionnels de la Politique de la Ville, principaux lecteurs de cette revue, une meilleure utilisation et coordination des moyens existants]

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dimanche 2 octobre 2011

La route de la Médiation numérique n'est pas un long fleuve tranquille ! (vidéo)



Voici la vidéo de la conférence d'introduction que j'ai tenu le 19 septembre dernier au Palais des Congrès d'Ajaccio, dans le cadre des Assises nationales de la médiation numérique.

La conférence a duré une cinquantaine de minutes et avait pour objectif de poser des bases communes au plus grand nombre, en faisant quelques rappels sur l'histoire et les enjeux et en introduisant cette notion de « médiation numérique » nouvelle pour pas mal de monde. (Voir les autres interventions en vidéos sur le site des Assises)

Elle s'appuyait sur l'article « Vers une définition de la médiation numérique », publié avant les Assises, mais apportait aussi des éléments nouveaux.


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mercredi 10 août 2011

Vers une définition de la Médiation numérique

J'ai été sollicité pour assurer un conférence introductive lors des Assises de la médiation numérique qui se dérouleront à Ajaccio du 19 au 21 septembre 2011. Voici en avant-première quelques éléments de définition afin de proposer les bases d'un cadre de réflexion commun.

médiation numérique

image via KJB de signets graphiques par Loic Hay

Définir la médiation numérique, pour quoi faire ?

Ce travail de définition contribue à construire une identité professionnelle pour les personnes chargées d'accompagner les usages des technologies, services et médias numériques.

Ces personnes peuvent être,

  • des professionnels spécialement affectés à cette mission : animateurs-trices multimédia dans des lieux d'accès publics à internet ou Espaces publics numériques, intervenants vacataires d'ateliers d'initiation, formateurs-trices intervenants auprès de publics en insertion sociale ou professionnelle, …

  • des personnes exerçant occasionnellement ce rôle dans le cadre de leurs fonctions professionnelles ou bénévoles : bibliothécaires, médiateurs-trices culturels, conseillers d'insertion, assistant-e de vie auprès de personnes âgées, éducateurs-trices auprès de personnes handicapées, …

La médiation numérique : un enjeu d'équité

Dans une société dite « de l'information » ou « de la connaissance », une maîtrise minimum des outils technologiques (ordinateur, guichets et bornes automatiques, téléphone mobile, et autres assistants numériques), compétences informationnelles pour se repérer dans la masse d'informations disponibles, de même qu'un rudiment de culture générale sur le numérique (principes de fonctionnement des réseaux, éco-système des médias numériques, règles éthiques et juridiques, ...), tendent à devenir des compétences nécessaires pour exercer une citoyenneté de plein droit.

Il existe une catégorie de personnes qui ne sont pas familières avec les technologies numériques, qui ignorent les services et contenus auxquelles elles permettent d'accéder, qui peinent à s'adapter aux évolutions rapides des matériels, au point de se trouver défavorisées, voire handicapées, dans leur vie quotidienne du fait de leur manque d'autonomie dans l'usage de ces outils.

Accompagner ces personnes vers l'autonomie dans ce nouvel environnement où la communication humaine est de plus en plus souvent médiatisée (dans le sens où elle passe par des « objets et systèmes communicants » tels que téléphones, ordinateurs, messageries, réseaux sociaux …) est un véritable enjeu de société : un enjeu d'équité.

Remarque : Dans l'univers des bibliothèques, le terme de "médiation numérique" a commencé à être utilisé par certains bibliothécaires dans un sens assez différent, qui désigne davantage les nouvelles formes de médiation des collections grâce à l'usage des outils numériques (Voir notamment la définition de Sylvère Mercier sur son blog Bibliobsession ou la présentation  de Lionel Dujol sur Slideshare). Médiation de la culture numérique versus Médiation culturelle via le numérique, les deux approches sont complémentaires et peuvent cohabiter, il faut juste préciser d'où on parle et à qui on s'adresse.

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vendredi 22 avril 2011

Le fossé numérique entre dans la 3ème dimension

Le Centre d'analyse stratégique (CAS), organe officiel rattaché au Premier Ministre (baptisé « Commissariat général au plan » avant 2006), vient de rendre public le 20 avril dernier son rapport au Parlement Le fossé numérique en France.

Exit la fracture, ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre ! ( Voir un article qui date de 2004 : Pour en finir une fois pour toute avec la fracture numérique). L'analyse du fossé ne manque pas de relief, puisque ce sont trois fossés numériques qui sont décrits dans ce rapport :

  • un fossé générationnel, laissant les personnes âgées en marge des nouvelles technologies ;

  • un fossé social, qui exclut les plus démunis ;

  • un fossé culturel, qui prive les moins instruits des opportunités de l'outil informatique.

Non-usages de l'ordinateur et d'internet selon les groupes les plus exclus du numérique
Je suis d'accord avec cette trilogie et l'analyse a le mérite de faire ressortir clairement des données contenues de façon éparses dans divers études et rapports. Le rapport complet (120 p.) ne se contente pas d'exploiter les données des enquêtes INSEE et des analyses du CREDOC. Il accorde aussi une part intéressante à des études moins connues (G. Valenduc, P. Mallein, … voir références en fin d'article) et à des retours d'expériences menées à l'étranger.

Mais dans la note de synthèse (12 p.), qui sera sans doute le seul document que liront les décideurs et leurs conseillers, ce qui ressort est nettement moins riche de nuances. Au point qu'on se demande si cet executive summary n'a pas été écrit avant le rapport, ou ce qui revient au même, par une personne qui n'a pas vraiment lu ou pas compris les données du rapport ...

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vendredi 19 novembre 2010

La capacité à être bien intentionné est une denrée rare ...

Ainsi parle Kentaro Toyama (blog), professeur à l’école d’information de Berkeley, ancien informaticien pour Microsoft Research en Inde et membre de l’ONG ICT4D (Information and Communication Technologies for Development), dans le dernier numéro de la Boston Review consacré à la question : “La technologie peut-elle éliminer la pauvreté ?”

One Mouse per Child

"One Mouse per Child" ou A chacun sa souris ...
image tirée d'une présentation de Kentaro Toyama lors de TEDx à Tokyo - mai 2010

C'est Hubert Guillaud qui nous fait découvrir ce témoignage dans un article très complet d'InternetActu du 19/11/2010. En voici un court extrait, j'espère qu'il vous donnera envie d'aller lire la suite :

“Si je devais résumer tout ce que j’ai appris via l’ICT4D, il serait le suivant : la technologie – peu importe sa conception, même si elle est brillante – magnifie les intentions et les capacités de l’homme. Elle n’est pas un substitut. Si vous avez une base de gens compétents et bien intentionnés, alors la technologie appropriée peut amplifier leur capacité et déboucher sur des réalisations étonnantes.” Dans les autres cas, la technologie ne sait pas renverser une situation difficile. L’arrivée d’internet dans les villages ne suffit pas à les transformer. “La technologie est une loupe parce que son impact est multiplicatif, mais en ce qui concerne le changement social, il ne s’additionne pas. Dans le monde développé, il y a une tendance à voir l’internet et d’autres technologies comme nécessairement additives, parce que les contributeurs y ajoutent une valeur positive. Mais leurs apports bénéfiques sont subordonnés à une capacité d’absorption des utilisateurs qui est souvent absente du monde en développement. La technologie a des effets positifs que dans la mesure où les gens sont prêts et capables de l’utiliser de manière positive. Le défi du développement international, c’est que, quel que soit le potentiel des communautés pauvres, la capacité à être bien intentionné est une denrée rare et la technologie ne peut pas rattraper ce déficit.”

vendredi 28 novembre 2008

Photographie en coupe du "fossé numérique"


Fossé numérique

Depuis longtemps, je cherchais une image illustrant simplement en quoi consistait ce fameux "fossé numérique. En feuilletant un rapport du CREDOC avant de m'endormir (véridique, au moins ausi efficace que de compter les moutons ...), je l'ai trouvé :-) !

En 2007, il y a un fossé très net qui s'est creusé entre ceux/celles qui utilisent internet tous les jours (41 %) et ceux/celles qui ne l'utilisent jamais (39%).

Entre ces deux polarités extrêmes de profils d'usages, on voit bien qu'il ne reste plus beaucoup de place pour des usages sporadiques, hebdomadaires voire plus rares.

C'est là que ce trouve à mon sens le fossé, et il n'arrête pas de se creuser.

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jeudi 24 mai 2007

République 2.0 : Mobilité, Equité, Convivialité

A la recherche d'un nouveau triptype à inscrire au frontispice des portails locaux des territoires numériques ...

République 2.0

Une révolution numérique pour changer de logiciel ?

La campagne pour les élections présidentielles a donné lieu de la part de chaque candidat, a des propositions en matière de politique numérique. Un certain nombre de lobbyistes y sont allés de leurs propositions (Renaissance numérique) ou de leurs questionnaires à destination des candidats (Le Monde Informatique, Netpolitique, candidats.fr ...)

Nous avons tenté de les répertorier (voir « Lutte contre l’exclusion numérique : que proposent les 2 candidats à la présidentielle ? » scénario N°1 : Sarko Président / scénario N°2 : Ségo Présidente) et d'analyser certaines propositions (voir 2010, internet pour tous ?).

L'impression générale qui se dégage de la lecture de ces programmes à court terme, est qu'à droite comme à gauche en passant par le centre, les fondamentaux semblent les mêmes sur bien des points et qu'ils ne permettent pas de distinguer des formes d'action publique bien distinctes.

A plusieurs reprises dans la campagne, venant de divers bords se proposant de rénover la vie politique, l'expression « il faut changer de logiciel » a fait florès. Contaminé par le buzz ambiant autour du « web 2.0 », le rapport Rocard se lance ainsi à parler de « République 2.0 », version high tech de la « VIème République », pour ceux qui trouveraient les chiffres romains un peu ringards.

Pourtant, pas grand chose dans la centaine de propositions de ce rapport qui soit capable d'insuffler au lecteur un semblant d'enthousiasme. Les technomarketeurs nous chantent à tue-tête la « révolution numérique », pendant que les technocrates fredonnent une évolution logicielle mineure se contentant de corriger quelques bugs.

Et si nous essayions, plutôt que de « changer de logiciel », de réinterroger quelques paradigmes (postulats de départ plus ou moins explicites) qui ont guidé jusqu'ici les politiques publiques et d'en imaginer d'autres, plus conformes aux enjeux de demain.

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dimanche 15 avril 2007

2010, internet pour tous ?

Je viens de passer une partie du week-end a rédiger un article politique de fond, afin de passer au crible "15 mesures pour réduire la fracture numérique" proposées par "Renaissance numérique", un think tank rassemblant dirigeants d’entreprises du monde du net et universitaires.

Le résultat de ces cogitations qui mûrissent depuis quelques semaines se trouve sur le site de CRéATIF :
« 2010, Internet pour tous », lecture critique des propositions de "Renaissance numérique

Cela m'a donné envie de me recoller à ce genre d'exercice. Les prochaines cibles en vue seront le dernier rapport de Michel Rocard "République 2.0" et l'excellent livre "Le défi numérique des territoires" publié par l'ARF et la FING, sous la direction de Christian Paul.

Pour lire seulement l'intro de l'article ...

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lundi 27 novembre 2006

Administration électronique assistée par l'humain ou services de proximité aidés par le numérique ?

[Article  à paraître début 2007 dans un dossier "administration électronique" de la revue Terminal ]

administration électronique

Les politiques publiques en matière de Société de l'information ont produit beaucoup de discours et quelques actions, conduites souvent avec assez peu de moyens. Parmi celles-ci, des programmes de développement de l'administration électronique, pensés essentiellement dans une logique descendante du central vers le local et des actions d'alphabétisation numérique du grand public. Comment s'articulent aujourd'hui ces deux aspects des stratégies de développement des TIC sur les territoires ? Les lieux d'accès publics à internet peuvent-ils être des espaces d'accueil de proximité pour accompagner l'usage des téléservices et téléprocédures, grâce à leur expérience de médiation auprès de publics variés ?

Pour répondre à ces questions, il convient avant tout d'examiner les besoins des usagers et de s'interroger sur ce que l'on attend d'une administration moderne. L’enjeu ne serait-il pas de développer, plutôt qu'une « administration électronique pour tous »,un accès adapté à l’information et aux services pour chacun, selon ses besoins, en utilisant les outils numériques comme levier d'un développement auquel les agents de l'administration participent et s'impliquent ?

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lundi 21 août 2006

La médiation aux TIC dans les bibliothèques municipales

Interview accordée à la Gazette des Communes pour un dossier  sur "les bibliothèques municipales dans la société de l'information" à paraître en septembre 2006.

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dimanche 26 février 2006

Les publics éloignés des TIC (Audio)

Extrait d'une intervention lors des 2èmes Rencontres du E-learning : Avec les technologies, peut-on « Moderniser sans exclure »
qui se sont déroulées en octobre 2005 au Puy-en-Velay.

La médiation auprès des publics éloignés des TIC : comment faire pour que ça marche ?
 
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Texte alternatif

Cliquez sur le lecteur pour écouter un extrait sonore (12 mn - 4,9 Mo)


Pour lire quelques passages clés de cette intervention ...

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vendredi 15 avril 2005

Accès public à Internet : accès mutualisé à l’information ou lieux d’éducation au médias ?

Article co-écrit avec Franck Briand et paru en Mars 2005 dans la revue Territoires de l’ADELS

Territoires- Revue de l'ADELS

« Avant j’étais contre les ordinateurs, parce que je pensais que cela enlevait du travail aux hommes. Maintenant, j’en ai un à la maison. Peut-être je pourrai apprendre à quelqu’un à s’en servir et pour l’encourager, je lui dirai que moi, je n’avais jamais touché à un ordinateur avant. » Un participant d’un atelier informatique organisé par ATD Quart Monde.

Cela va faire dix ans que les premiers lieux d’accès publics à internet ont vu le jour. En 1995, la Bibliothèque municipale de Lyon fut une des premières à ouvrir un tel accès. D’autres lieux ont depuis emboîté le pas (cybercafés, salles de jeux en réseau, clubs micro-informatique et centres de culture scientifique, équipements culturels ou socio-culturels, associations et maisons de quartier ...) avec plus ou moins de succès et de longévité.

Grâce à l’aide des collectivités territoriales, à la mobilisation des associations, des lieux d’accès publics à internet se sont multipliés en France. Parfois des politiques concertées ont encouragé à un large quadrillage du territoire local. Faute de recensement précis, les estimations oscillent dans une fourchette de 3 à 6.000 lieux dans l’ensemble du pays.

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mardi 15 mars 2005

L’Archimestre et les Urbanautes : vers des villes numériques plus conviviales

La première mouture de cet article a été écrite en novembre 2001, pour un numéro spécial de la défunte revue "Transfert" qui n’est jamais sorti. Après relecture et quelques petites retouches de vocabulaire, il a été publié sur le site de CRéATIF en mars 2005.

La pensée analogique est le premier moyen dont chacun de nous dispose pour se représenter et penser le monde dans lequel il vit. Cette pensée imagée fait usage de métaphores et autres paraboles, plutôt que de démonstrations rigoureuses et d’explications détaillées. Dans l’histoire récente des techniques, chaque développement d’un nouveau système technologique a apporté son lot d’expressions où l’imaginaire est au premier plan (la fée électricité, le cheval-vapeur, ...)

La « ville numérique » : une métaphore au service d’un projet de société

Plus récemment, les ingénieurs et ergonomes de systèmes informatiques ont eu l’idée de s’appuyer sur cette pensée analogique pour concevoir des machines plus conviviales. La métaphore du bureau utilisée dans les interfaces utilisateur de nos ordinateurs personnels, a constitué un modèle de représentation de l’information structurant pour le développement de l’usage de l’informatique auprès du grand public. Mais le choix d’une parabole langagière n’est pas neutre et peut conduire à l’inverse de l’effet recherché. De nombreuses personnes peinent à trouver des informations satisfaisantes par le biais d’Internet, parce qu’elles en ont une représentation erronée, en particulier l’image couramment répandue de "la plus grande bibliothèque du monde".

Sur quel(s) concept(s) s’appuyer pour penser la Société de l’Information ? Le concept de "Ville numérique" serait-il capable d’un tel effet structurant sur la compréhension des enjeux de la Société de l’Information ? Développer des sites web locaux, n’est-il pas un moyen de lutter contre le fossé numérique en proposant sur le Net de l’information et des services de proximité, davantage adaptés aux besoins et usages quotidiens du grand public ?

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