J'ai évoqué dans un article précédent (La route de la médiation numérique n'est pas un long fleuve tranquille), que ce concept suscitait chez certains, des critiques, des questions, des incompréhensions. Dans certaines réactions défensives de la part d'animateurs-trices d'Espaces publics numériques, il me semble déceler une inquiétude du style :
L'Animation multimédia et les EPN, c'est fini ? On veut notre peau … Qu'est-ce qu'on a fait de mal, nous les animateurs-trices pour mériter cette mise au placard ?
La qualité du travail réalisé depuis des années par les animateurs-trices dans les EPN n'est pas en question. Substituer les termes « accès public à internet » ou « animation multimédia » par « médiation numérique » n'est pas une punition pour les animateurs-trices de ces lieux, ni l'annonce d'une volonté programmée d'en finir les EPN. Bien au contraire, et c'est tout l'inverse dont il s'agit. J'ai la conviction que c'est en ne changeant rien dans le discours et dans les pratiques actuelles, que l'on met les Espaces publics numériques et leurs animateurs-trices en danger.


Pas mal d'allers retours à
Bordeaux ces dernières semaines, dans le cadre de deux missions en cours pour
le Conseil Général de la Gironde. J'assure la conception et
l'animation de plusieurs modules de formation du programme de
développement des compétences proposé en 2009 par la Direction Culture
et Citoyenneté, dans le cadre de son projet SAPIENS.
Parmi
les projets qui débutent, la rédaction d'un guide pédagogique :
"Multimédia, Education populaire et Politique de la
Ville".



