Depuis Lima, Pérou.
Suis allé ce matin me promener vers la
mer.
En suivant la promenade du bord de mer, je suis arrivé par hasard au Parque
del amor.
Un muret court en bordure de falaise, recouvert de faiences bigarrées dessinant
des motifs et reproduisant des vers de poètes péruviens dédiés à l'amour.
Par curiosité, j'ai commencé à lire, suivant le mur en arabesque à la recherche
de signatures connues.
Soudain, un premier choc : Jorge Eduardo Eielson avec des mots
dédiés à la mer : Estupendo amor, amar el mar.
Devant le plus beau point de vue sur l'Océan, un bel hommage.
Il manque des coquillages, des étoiles de mer et des oursins... dommage
...
Un peu plus loin... de l'autre côté du mur, tournant le dos à la mer,
Javier Sologuren s'exclame :
no veo
sino el mar
yo soy el mar
Moments intenses d'émotion. Comme un mémorial.
J'aurais voulu avoir un appareil photo, je reviendrais fixer ces mots inclus
dans la pierre. Comment fixer les émotions sinon dans les vers ?

