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Tag - politique

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vendredi 28 novembre 2008

Photographie en coupe du "fossé numérique"


Fossé numérique

Depuis longtemps, je cherchais une image illustrant simplement en quoi consistait ce fameux "fossé numérique. En feuilletant un rapport du CREDOC avant de m'endormir (véridique, au moins ausi efficace que de compter les moutons ...), je l'ai trouvé :-) !

En 2007, il y a un fossé très net qui s'est creusé entre ceux/celles qui utilisent internet tous les jours (41 %) et ceux/celles qui ne l'utilisent jamais (39%).

Entre ces deux polarités extrêmes de profils d'usages, on voit bien qu'il ne reste plus beaucoup de place pour des usages sporadiques, hebdomadaires voire plus rares.

C'est là que ce trouve à mon sens le fossé, et il n'arrête pas de se creuser.

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jeudi 1 mai 2008

Education du grand public aux TIC

J'étais hier dans les grands salons de la Préfecture de la Région Rhône-Alpes pour co-animer une après-midi d'échanges sur l'éducation et la formation du grand public aux TIC, dans les établissements scolaires et dans les espaces publics numériques.

Cette rencontre, organisée par Carole Dabrigeon (SGAR TIC) à la demande du Préfet, a permis des échanges intéressants entre acteurs de l'Education nationale, services de l'Etat, collectivités et acteurs associatifs impliqués dans les questions d'e-inclusion.

Cette tribune a permis aux têtes de réseau de l'accès public aux TIC qui participent activement à la Communauté de pratique EPN qui s'est constituée depuis quelques mois dans le cadre du projet Formavia de faire passer quelques messages.

Merci en particulier à Guy Fréry (inforoutes de l'Ardèche), Guy Pastre (Maison de Grigny), Mehdi Chébira (CG42), Eric Munier (DDJS Loire) et Stéphanie Lucien-Brun (Centre Icom' - Handicap international), qui étaient présents hier et qui ne ménagent pas leur peine dans cette aventure de mutualisation et de travail en réseau.

Pour consulter le programme détaillé de cette rencontre ...

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mercredi 9 avril 2008

Intervention au Conseil Général de Meurthe & Moselle

Haut débit & Fracture numérique : Moderniser sans exclure

Voici les diapos de mon intervention d'hier, dans le cadre des travaux de la Conférence Permanente des Acteurs Economiques et Sociaux de Meurthe et Moselle, qui se sont tenus dans les locaux du Conseil Général à Nancy.

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jeudi 6 mars 2008

Soirée OGM : Oh j'ai aimé

Lundi dernier, j'ai joué le rôle de modérateur dans un débat sur les OGM organisé par deux points de vente Fermier et par l'association Réso-OGM à la Maison de l'Agriculture du Rhône à Brignais.

L'invitation avait été lancée uniquement aux agriculteurs et aux élus du territoire, et la soirée a réuni environ 80 personnes.

Je dois cette sollicitation à mon ami Bertrand Burcklé fermier-brasseur à Rontalon et aux organisateurs Eric Dominique (Un Dimanche à la campagne) et Dominique Vianney (Uniferme) et l'association Rés'OGM info.

Les intervenants, Jean-François Humbert (INRA Thonon) et Daniel Prat (Univ. Claude Bernard Lyon I), ont d'abord présenté successivement leurs points de vue, respectivement anti et pro utilisation des OGM dans l'agriculture. Ces présentations détaillées (45 mn chacun) ont débouché sur un débat d'une heure.

Rem : à ce propos, ne manquez pas la diffusion sur ARTE le 11 mars à 21 heures du film "Le monde selon Monsanto, de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien" de Marie-Monique Robin. (DVD disponible dès le 11 mars en exclusivité sur arteboutique.com et dans les magasins Nature et Découverte)

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mercredi 11 juillet 2007

Administration électronique pour tous ou services de proximité pour chacun ? (article paru dans la Revue Terminal)

Revue Terminal N°99-100 - Printemps 2007

Le dernier numéro de la revue Terminal (N°99-100, éditions l'Harmattan -printemps 2007, 220 p.) vient de paraitre.

A l'intérieur figure un article que j'ai proposé (pp. 45-53) intitulé "Administration électronique pour tous ou services de proximité pour chacun ?" dont j'ai publié le texte sur ce blog en novembre 2006.

Je remercie le Comité de rédaction et Jacques Vétois qui assure la Direction de cette publication pour le gros travail que représente ce dossier spécial : "Administration électronique : Où en sommes nous ?".

Je n'ai pas encore eu le temps de parcourir les autres articles. Affaire à suivre ...

samedi 30 juin 2007

Consultation publique sur la stratégie e-inclusion de l'Europe

e-inclusion

J'ai mis beaucoup d'énergie ces 15 derniers jours pour ce projet, sans aucune perspective de retour financier, juste parce que cette idée me parait importante à soutenir.

Voici le contexte : la Commission Européenne a lancé une "consultation publique sur la stratégie e-inclusion" de l'Europe, afin de l'aider à préciser les éléments de sa politique d'ici fin 2007.
Seulement voilà, le questionnaire de l'enquête en ligne était disponible uniquement en anglais. Pas vraiment la panacée quand on parle d'accessibilité pour le plus grand nombre  ...
C'est pourquoi j'ai entrepris de mobiliser mes camarades de l'association CRéATIF et que 3 d'entre eux ont répondu présents. Grâce à Marie-Hélène Féron (ARTESI Ile-de-France), Stéphanie Lucien-Brun (Handicap International -Centre Icom), Pierre-Laurent Carrolaggi (Greta du Velay), nous avons pu traduire en 4 jours les 16 pages du texte, en nous aidant d'un espace de travail collaboratif : le wiki de CréATIF.

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dimanche 10 juin 2007

Le Président de la République se prononce en faveur des logiciels libres ...


Ne vous réjouissez pas trop vite, il s'agit du Président de la République équatorienne !!!



extrait de la traduction :

"(...) il est nécessaire que nous tous adoptions le logiciel libre aussi bien au niveau public que privé. De cette manière nous garantirons la souveraineté de nos états, nous dépendrons de nos propres forces et non de forces externes à la région. Nous serons producteurs de technologies et pas seulement des consommateurs."

Source : Framablog
(vous y trouverer la traduction complète de cette courte allocution en date du 28 avril 2007, à l'occasion du FLISOL, Festival Latinoamericain d'Instalation de "Software Libre")

jeudi 24 mai 2007

République 2.0 : Mobilité, Equité, Convivialité

A la recherche d'un nouveau triptype à inscrire au frontispice des portails locaux des territoires numériques ...

République 2.0

Une révolution numérique pour changer de logiciel ?

La campagne pour les élections présidentielles a donné lieu de la part de chaque candidat, a des propositions en matière de politique numérique. Un certain nombre de lobbyistes y sont allés de leurs propositions (Renaissance numérique) ou de leurs questionnaires à destination des candidats (Le Monde Informatique, Netpolitique, candidats.fr ...)

Nous avons tenté de les répertorier (voir « Lutte contre l’exclusion numérique : que proposent les 2 candidats à la présidentielle ? » scénario N°1 : Sarko Président / scénario N°2 : Ségo Présidente) et d'analyser certaines propositions (voir 2010, internet pour tous ?).

L'impression générale qui se dégage de la lecture de ces programmes à court terme, est qu'à droite comme à gauche en passant par le centre, les fondamentaux semblent les mêmes sur bien des points et qu'ils ne permettent pas de distinguer des formes d'action publique bien distinctes.

A plusieurs reprises dans la campagne, venant de divers bords se proposant de rénover la vie politique, l'expression « il faut changer de logiciel » a fait florès. Contaminé par le buzz ambiant autour du « web 2.0 », le rapport Rocard se lance ainsi à parler de « République 2.0 », version high tech de la « VIème République », pour ceux qui trouveraient les chiffres romains un peu ringards.

Pourtant, pas grand chose dans la centaine de propositions de ce rapport qui soit capable d'insuffler au lecteur un semblant d'enthousiasme. Les technomarketeurs nous chantent à tue-tête la « révolution numérique », pendant que les technocrates fredonnent une évolution logicielle mineure se contentant de corriger quelques bugs.

Et si nous essayions, plutôt que de « changer de logiciel », de réinterroger quelques paradigmes (postulats de départ plus ou moins explicites) qui ont guidé jusqu'ici les politiques publiques et d'en imaginer d'autres, plus conformes aux enjeux de demain.

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dimanche 15 avril 2007

2010, internet pour tous ?

Je viens de passer une partie du week-end a rédiger un article politique de fond, afin de passer au crible "15 mesures pour réduire la fracture numérique" proposées par "Renaissance numérique", un think tank rassemblant dirigeants d’entreprises du monde du net et universitaires.

Le résultat de ces cogitations qui mûrissent depuis quelques semaines se trouve sur le site de CRéATIF :
« 2010, Internet pour tous », lecture critique des propositions de "Renaissance numérique

Cela m'a donné envie de me recoller à ce genre d'exercice. Les prochaines cibles en vue seront le dernier rapport de Michel Rocard "République 2.0" et l'excellent livre "Le défi numérique des territoires" publié par l'ARF et la FING, sous la direction de Christian Paul.

Pour lire seulement l'intro de l'article ...

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jeudi 7 septembre 2006

e-inclusion 2010 en France : quels moyens pour quelle politique ?

e-inclusion conférence Riga juin 2006
Quelques données de cadrage pour une politique alternative en matière d’accès mutualisé aux TIC

Suite aux propositions du CISI de juillet 2006 ("un ordi à 1 euro par jour pour les familles modestes") et à la conférence des ministres européens sur l’e-inclusion qui s’est tenue à Riga les 11-13 juin 2006, cet article tente d’amorcer la réflexion sur ce qui pourrait-être une autre politique et propose :

- de soutenir les usages de la population plutôt que l’offre des constructeurs,

- une méthode de calcul pour estimer le nombre d’ordinateurs connectés en accès public nécessaires par habitant,

- de recourir à la "Solidarité numérique de proximité" (un concept innovant économique pour les fonds publics !),

- une estimation par projection des besoins en Points d’Accès Publics à Internet en 2010,

- une première estimation chiffrée du coût d’un tel programme pour les finances publiques sur 5 ans.

L'article complet est en ligne sur le site de CRéATIF

lundi 1 mai 2006

Puisque nous ne pouvons pas faire l'économie du Politique, alors imaginons une autre écologie du Politique

Article publié dans la Lettre des Ateliers de la Citoyenneté N°38 - mai 2006

Quelques réflexions suite à l'atelier/débat organisé le 22 avril 2006 par les Ateliers de la Citoyenneté autour de la question "C'est quoi faire de la politique aujourd'hui ? pour une approche citoyenne non partisane du débat électoral »

Chassez le Politique et il revient au galop

Suite à deux ans de participation active et enthousiaste aux Ateliers de la Citoyenneté, j'ai l'impression d'y trouver un espace ouvert à la réflexion et à l'échange, la perspective d'une citoyenneté entreprenante, préoccupée de la vie dans la Cité, mais au-delà des clivages politiques, et des querelles de clocher associatives.

Bref, un lieu où chacun ne représentant que lui-même, parle de ses idées ou questionnements à partir de sa vie, de ses expériences, de ses projets et aspirations.

Et puis voilà que, chassé de ma vie par la porte, le Politique fait irruption par la fenêtre. J'avais feint de l'oublier, comme mis entre parenthèses, pour me concentrer sur la recherche ou le perfectionnement d'autres façons de s'engager dans la vie de la Cité : engagement professionnel, militantisme associatif, choix d'une école alternative, comportement de consommateur éco-citoyen, recherche de ce que pourrait-être une « attitude citoyenne » dans la vie de tous les jours.

Mais l'actualité nationale ou internationale est souvent là pour nous le rappeler, nous ne pouvons pas faire l'économie du Politique. Impossible de vivre dans une bulle et de faire l'impasse sur ce mode d'intervention sur le monde : chassez le Politique ... et il revient au galop !

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dimanche 15 janvier 2006

Identité, nationalité, citoyenneté

Article publié dans la Lettre des Ateliers de la Citoyenneté N°34 - janvier 2006


Je suis né en France d'un père péruvien et d'une mère française, née dans ce qui était le Soudan français (aujourd'hui Mali). Tous les dix ans, à chaque fois que je dois renouveler ma carte nationale d'identité, il me faut prouver ma nationalité française à l'administration, puisque mes deux parents sont nés « à l'étranger ».

Que le Soudan ait été à l'époque un territoire français semble n'avoir aucune importance aux yeux des fonctionnaires de l'Etat civil et que mon père ait choisi par la suite la nationalité française, encore moins.

Si ce renouvellement est à chaque fois source de tension avec l'administration, j'ai au moins la chance d'être né en France. Pour mes frères et soeurs, qui ont eu le mauvais goût de naître au Pérou, c'est un véritable parcours du combattant !

Je n'ose imaginer ce que cela serait si j'avais la peau basanée et un nom à consonance plus exotique...

 

Ce préliminaire autobiographique vous aidera, je l'espère, à mieux comprendre mon attachement à dissocier les questions de citoyenneté, de celles de nationalité ou d'identité. Ce n'est pas notre Carte Nationale d'Identité qui fait de nous des citoyens de plein droit !

 

Pour moi, il existe un lien profond entre les trois valeurs gravées aux frontons de la République et les notions d'identité, de nationalité et de citoyenneté. L'identité trouve sa source dans la Liberté, la nationalité naît dans le creuset de l'Egalité et la citoyenneté se fonde sur le principe de Fraternité. C'est la réflexion encore à l'ébauche que je vais tâcher d'amorcer ici.

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lundi 20 mai 2002

Cultivons la Ville

Contribution proposée dans le cadre de l'animation par l'ARSEC de la thématique Culture du Contrat de Ville de la Ville de Lyon (Mai 2002), alors que j'étais responsable du Centre de Ressources - Espace Culture Multimédia de la MJC Monplaisir à Lyon.


Des lieux de Ville devenus innommables

Juste une réflexion en guise d’entrée en matière. Un retour sur les mots qui se dérobent.

Quel est donc ce « mal de Ville » que l’on n’ose nommer ? Autrefois, il y a quelques années, « la zone » s ‘appelait banlieue, ZUP, ZAC, ZEP, zone de transit, zone franche, zone de périphérie urbaine ou centre urbain paupérisé … zones de non-droit et zones interdites.

Avez-vous remarqué comme aujourd’hui petit à petit dans le discours quotidien, les quartiers défavorisés, difficiles, sensibles, … perdent leurs épithètes. On parle des « jeunes de quartiers » ; tout court. Ces territoires urbains semblent devenus inqualifiables, innommables dans les deux sens du terme. En devenant des lieux communs, ces îlots de misère, occupent tout le terrain, puisque « la Politique de la Ville » leur est tout entière consacrée.

Pour les thérapeutes, nommer le mal, c’est le guérir à moitié. Alors n’ayons pas peur des mots.

Oserons-nous parler de quartiers pauvres ? De populations en voie d’accession à la nationalité française ? Le développement équitable serait-il une denrée réservée à l’exportation ?

Culture dans les quartiers ou Culture(s) des quartiers

Monter des projets culturels dans les quartiers relevant de la politique de la Ville. Oui, mais comment ? Cette question trouve des éléments de réponse dans une interrogation préalable sur le Pourquoi : quelle(s) finalité(s) pour de telles actions ?

  • S’agit-il au nom d’un principe démocratique de « permettre l’accès de tous à la Culture », ou bien veut-on permettre à chacun d’exercer les pratiques culturelles de son choix avec « égalité de moyens pour tous » ?

  • Souhaite-on, au nom d’une vision héritée de Malraux, guérir et éclairer les populations incultes par simple contact avec un Art rédempteur, ou bien propose-t-on une action de médiation culturelle visant à faire découvrir les démarches artistiques contemporaines ?

  • Allons-nous encourager un travail sur la mémoire vivante des quartiers auprès des adultes et parents dont la place centrale a été médiatiquement confisquée par les jeunes, ou bien choisissons-nous délibérément de miser sur les formes de « culture urbaine émergente » au risque d’enfermer les jeunes de ces quartiers dans une image d’eux-mêmes qui ne leur appartient pas vraiment ?

Comment intervenir ? La question devient très vite : Qui intervient et en invoquant quelles formules magiques ? (Entendez par là, au nom de quels principes d’action)

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