Savoir en actes

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vendredi 27 février 2009

"Les non-usagers d'internet en Bretagne" : une enquête qui confirme les fortes résistances aux changements technologiques

Ça fait quelques années que je défends l'idée que la société française comporte un nombre conséquent de personnes fortement réticentes, voire réfractaires à l'usage de l'ordinateur et d'internet. Les évolutions rapides des technologies et l'arrivée massive à l'âge adulte d'une génération de jeunes nés ayant grandi avec le numérique depuis leur plus jeune âge (les fameux « digital natives »), ne changent rien au problème. Bien au contraire, cette accélération de l'émergence de nouveaux services et usages de communication, renvoyant le mail à l'état d'outil préhistorique, ne fait qu'accentuer davantage les lignes de faille.

Jocelyne Trémenbert, du Laboratoire M@rsouin, vient de publier les résultats dune enquête régionale sur « Les non-usagers d'internet en Bretagne» [Voir Qui refuse les TIC en Bretagne et pourquoi ? Comprendre grâce aux statistiques le non usage  d’Internet (février 2009)].

Cette étude apporte des éléments statistiques récents qui montrent qu'entre 2006 et 2008, la situation a peu changé du côté des non-usages. Elle apporte surtout une connaissance plus fine et propose une typologie des publics non-usagers d'internet.

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lundi 19 mai 2008

O Temps, suspend ton vol !

Edgar Morin préside l'association La Voix du net qui a assuré l'organisation de la Fête de l'internet 2008 qui a eu lieu du 13 au 17 mai. Pour la journée mondiale du partage, il nous offre ce poème aérien !

A découvrir aussi sur le site de l'association un "appel au Don"  (à ne pas confondre avec un "appel aux dons"), entretien vidéo de 9mn du même auteur, décidement toujours très en forme. Que le Ciel lui prête longue vie !

mercredi 15 janvier 2003

La sociologie est un sport de combat

"La Sociologie est un sport de combat" Pierre Bourdieu - un film de Pierre Carles

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lundi 20 mai 2002

Cultivons la Ville

Contribution proposée dans le cadre de l'animation par l'ARSEC de la thématique Culture du Contrat de Ville de la Ville de Lyon (Mai 2002), alors que j'étais responsable du Centre de Ressources - Espace Culture Multimédia de la MJC Monplaisir à Lyon.


Des lieux de Ville devenus innommables

Juste une réflexion en guise d’entrée en matière. Un retour sur les mots qui se dérobent.

Quel est donc ce « mal de Ville » que l’on n’ose nommer ? Autrefois, il y a quelques années, « la zone » s ‘appelait banlieue, ZUP, ZAC, ZEP, zone de transit, zone franche, zone de périphérie urbaine ou centre urbain paupérisé … zones de non-droit et zones interdites.

Avez-vous remarqué comme aujourd’hui petit à petit dans le discours quotidien, les quartiers défavorisés, difficiles, sensibles, … perdent leurs épithètes. On parle des « jeunes de quartiers » ; tout court. Ces territoires urbains semblent devenus inqualifiables, innommables dans les deux sens du terme. En devenant des lieux communs, ces îlots de misère, occupent tout le terrain, puisque « la Politique de la Ville » leur est tout entière consacrée.

Pour les thérapeutes, nommer le mal, c’est le guérir à moitié. Alors n’ayons pas peur des mots.

Oserons-nous parler de quartiers pauvres ? De populations en voie d’accession à la nationalité française ? Le développement équitable serait-il une denrée réservée à l’exportation ?

Culture dans les quartiers ou Culture(s) des quartiers

Monter des projets culturels dans les quartiers relevant de la politique de la Ville. Oui, mais comment ? Cette question trouve des éléments de réponse dans une interrogation préalable sur le Pourquoi : quelle(s) finalité(s) pour de telles actions ?

  • S’agit-il au nom d’un principe démocratique de « permettre l’accès de tous à la Culture », ou bien veut-on permettre à chacun d’exercer les pratiques culturelles de son choix avec « égalité de moyens pour tous » ?

  • Souhaite-on, au nom d’une vision héritée de Malraux, guérir et éclairer les populations incultes par simple contact avec un Art rédempteur, ou bien propose-t-on une action de médiation culturelle visant à faire découvrir les démarches artistiques contemporaines ?

  • Allons-nous encourager un travail sur la mémoire vivante des quartiers auprès des adultes et parents dont la place centrale a été médiatiquement confisquée par les jeunes, ou bien choisissons-nous délibérément de miser sur les formes de « culture urbaine émergente » au risque d’enfermer les jeunes de ces quartiers dans une image d’eux-mêmes qui ne leur appartient pas vraiment ?

Comment intervenir ? La question devient très vite : Qui intervient et en invoquant quelles formules magiques ? (Entendez par là, au nom de quels principes d’action)

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