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Tag - télécentre

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samedi 2 février 2013

Les Espaces publics numériques peuvent-ils devenir des tiers-lieux ? (2/3)

Télécentre

Illustration : Jacques Goldstein (IDRC)

Dans l'article précédent « A la rencontre du 3ème type … de lieu », nous sommes repartis aux sources du concept de « 3ème lieu » pour découvrir qu'il était préférable d'utiliser le terme de « tiers-lieu » plus porteur de sens. Ces tiers-lieux peuvent se décliner sous la forme d'une trilogie : espaces de co-working, tiers-lieux culturels, fablabs et leurs dérivés.

Dans ce second article de la série, nous nous interrogeons sur les conditions nécessaires pour qu'un EPN puisse proposer un espace de co-working au sein de ses locaux, ainsi que la pertinence et la faisabilité de cette évolution. Ne serait-ce pas finalement revenir au modèle de télécentre tel qu'il existe ailleurs dans le monde ?

Nous pointons les risques que quelques projets d'Espaces de co-working siphonnent l'argent public disponible au détriment d'un financement plus large des réseaux d'EPN ou que les médiateurs-trices numériques soient réduits au rôle de concierge.

Il semble urgent qu'un consensus se dégage parmi les têtes de réseaux de l'accès public à internet pour arriver à porter une parole publique sur l'utilité sociale de la médiation numérique et sur la viabilité du concept d'EPN ou de ses évolutions. Faute de quoi, la priorité ne sera plus l'avenir des EPN, mais l'avenir professionnel des animateurs-trices de ces lieux ...

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samedi 26 janvier 2013

A la rencontre du 3ème type … de lieu (1/3)

Starbucks third place

« 3ème lieu », « tiers-lieu », il y a comme cela des expressions qui suscitent un engouement et qui se répandent à grande vitesse dans des milieux professionnels clos, et en général en grande interrogation sur leur avenir. C'est le cas des Espaces publics numériques (et dans une moindre mesure celui des bibliothèques), milieu où l'on peut croiser des professionnels déboussolés, largement prêts à remettre leur destin entre les mains de vendeurs de chimères.

Ce premier article revient sur l'origine de ce concept, rappelle les types de projets qui s'en réclament et constate que d'un point de vue sémantique cela a plus de sens de parler de "Tiers-lieu" que de "3ème lieu".

Dans un second et un troisième article à paraître très bientôt, nous nous demanderons si les Espaces publics numériques et les bibliothèques peuvent être, ou prétendre devenir, des tiers-lieux ?

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vendredi 19 novembre 2010

La capacité à être bien intentionné est une denrée rare ...

Ainsi parle Kentaro Toyama (blog), professeur à l’école d’information de Berkeley, ancien informaticien pour Microsoft Research en Inde et membre de l’ONG ICT4D (Information and Communication Technologies for Development), dans le dernier numéro de la Boston Review consacré à la question : “La technologie peut-elle éliminer la pauvreté ?”

One Mouse per Child

"One Mouse per Child" ou A chacun sa souris ...
image tirée d'une présentation de Kentaro Toyama lors de TEDx à Tokyo - mai 2010

C'est Hubert Guillaud qui nous fait découvrir ce témoignage dans un article très complet d'InternetActu du 19/11/2010. En voici un court extrait, j'espère qu'il vous donnera envie d'aller lire la suite :

“Si je devais résumer tout ce que j’ai appris via l’ICT4D, il serait le suivant : la technologie – peu importe sa conception, même si elle est brillante – magnifie les intentions et les capacités de l’homme. Elle n’est pas un substitut. Si vous avez une base de gens compétents et bien intentionnés, alors la technologie appropriée peut amplifier leur capacité et déboucher sur des réalisations étonnantes.” Dans les autres cas, la technologie ne sait pas renverser une situation difficile. L’arrivée d’internet dans les villages ne suffit pas à les transformer. “La technologie est une loupe parce que son impact est multiplicatif, mais en ce qui concerne le changement social, il ne s’additionne pas. Dans le monde développé, il y a une tendance à voir l’internet et d’autres technologies comme nécessairement additives, parce que les contributeurs y ajoutent une valeur positive. Mais leurs apports bénéfiques sont subordonnés à une capacité d’absorption des utilisateurs qui est souvent absente du monde en développement. La technologie a des effets positifs que dans la mesure où les gens sont prêts et capables de l’utiliser de manière positive. Le défi du développement international, c’est que, quel que soit le potentiel des communautés pauvres, la capacité à être bien intentionné est une denrée rare et la technologie ne peut pas rattraper ce déficit.”